LA SEMAINE 4 EN 7 ARTICLES

1/ De la défense excusable à l’autodéfense ; 2/ La nécessaire conscience du relatif ; 3/ Plus qu’un opposant, un individu ; 4/ Le manager d’unité marchande spécialisation librairie… ; 5/ Le wokisme entre en cuisine. 6/ « À bas Gounod, vive Xenakis » – « CRS, SS ! » ; 7/ L’amitié est un sentiment muet.

26 janvier 2022 – Franc-Tireur

(…) Devant ses partisans, à Cannes, dans un festival de surenchères droitières, Éric Zemmour a promis de dépasser la notion de « légitime défense » en adoptant la « défense excusable », ainsi formulée par le droit suisse : « Si l’auteur, en repoussant une attaque, a excédé les limites de la légitime défense, le juge atténue la peine. Si cet excès provient d’un état excusable d’excitation ou de saisissement causé par l’attaque, l’auteur n’agit pas de manière coupable. » On voit très bien les cas concrets où s’appliquerait cette défense excusable, ils sortent tout droit des pages faits divers des quotidiens, avec leur charge émotionnelle. (…) La force du concept de défense excusable est là : chacun peut s’imaginer confronté à de telles situations et reconnaître que réagir par la violence est compréhensible, donc « excusable ». Notre droit a longtemps intégré la notion de circonstances atténuantes, supprimée en 1992 mais prise en compte de fait dans l’individualisation des peines. Adopter la défense excusable renverse la hiérarchie des valeurs : il ne s’agit plus d’être indulgent envers le coupable d’un crime, mais de rendre ce coupable innocent. L’autodéfense, la vengeance à chaud et la loi du talion se trouvent ainsi légitimées. Si la France – où les mentalités sont loin de la placidité helvétique*  – adopte un tel système, la population voudra aller au bout de cette logique et s’équiper pour pratiquer la défense excusable : le port d’arme généralisé deviendra la règle et, au nom du « qui s’y frotte s’y pique », ce sera vite le Far West. Pour lutter contre l’insécurité, Zemmour nous promet plus de violence.

*(ndlr : pour éclairer le terme de « placidité », notons que tous les hommes de nationalité suisse sont astreints au service militaire ou à un service civil, effectué le plus souvent entre 18 et 30 ans). Après l’école de recrue qui dure 18 semaines et incorpore pendant 9 ans, six cours de répétition de 3 semaines sont obligatoires. Une fois par an des exercices de tirs sont obligatoires. Ils sont effectués avec un fusil d’assaut, effectués dans une société de tir. Les armes du militaire, un fusil d’assaut 90 et le pistolet 12/15 sont remis au militaire comme arme personnelle, selon la fonction et le grade. S’ajoutent la trousse de nettoyage et la baïonnette. Depuis 2010, les militaires peuvent déposer leur arme de poing gratuitement auprès d’un magasin de rétablissement. Ils la retirent quand il en a besoin pour son service. Ceci pour dire que de très nombreux citoyens suisses possèdent une arme de guerre chez eux durant plusieurs années. Pourtant la Suisse, contrairement aux États-Unis, ne fait pas régulièrement l’actualité pour cause de folies meurtrières)

Christophe Barbier, directeur de la rédaction.

26 janvier 2022 – Le un

MOHAMED MBOUGAR SARR

On peut voir, sur telle célèbre place de Dakar, une sculpture en bronze baptisée Demba et Dupont. Elle représente deux soldats : un poilu français – c’est vraisemblablement lui Dupont – et un combattant des troupes africaines (un tirailleur, comme on disait) qui serait donc, par élimination Demba. Dupont porte fièrement, hormis la moustache drue, un rameau d’olivier ; son autre main est posée sur l’épaule de Demba. Tous deux regardent vers le même horizon. La symbolique victorieuse et fraternelle, la commémoration des combattants d’ici et de là-bas, unis par le même destin vécu et à vivre, sont aisés à déduire. La destinée mouvementée de ce monument de Paul Ducuing (1867-1949), inaugurée en 1923, serait passionnante à retracer. (…) Il n’est pas sûr qu’ils voient la même chose dans cet horizon qu’ils regardent ensemble ; il n’est pas non plus certain qu’ils connaissent chacun le passé de l’autre. Pire : il se peut qu’ils n’aient pas cherché à le connaître. L’expérience qui les unit est celle d’un présent dramatique, mais absolu en tant que seul présent ; c’est l’épreuve d’une histoire déliée de l’histoire, cristallisée comme telle, mais dont le récit a naïvement présupposé (ou aveuglement imposé, mais par qui ?) l’existence d’une communauté naturelle. Ce qui dispensait de la construire, c’est-à-dire d’en regarder les plis et les replis, d’en comprendre lucidement les origines, d’en connaître toutes les faces, y compris les plus sombres. On voit Demba et Dupont en pleine lumière, sur un piédestal de gloire, mais que se sont-ils dit la nuit, sous terre, dans le froid et la boue des tranchées ? Que se sont-ils dit l’un de l’autre ? Que sont-ils devenus ensuite ? Qu’est devenue cette main posée sur l’épaule ? Où s’est envolé le rameau d’olivier ? Était-il seulement réel ? (…) Je ne divinise aucune mémoire, quelle qu’elle soit. C’est tout mon espoir pour ces temps. Que les mémoires ne se constituent pas uniformément, au sein d’un même pays, ne me dérange pas : cela me semble inévitable et même nécessaire, salutaire. Cela peut produire de la richesse historique, de la richesse humaine, à condition – et toute la difficulté est là – que les différentes mémoires se reconnaissent : reconnaissent leurs différences, reconnaissent leurs singularités, reconnaissent leurs similitudes, reconnaissent les dominations qu’elles ont pu exercer les unes sur les autres, reconnaissent surtout qu’elles ne sont pas absolues et ne portent jamais l’entière vérité de toute une histoire. Je crois que c’est de cette conscience du relatif, de ce devoir de mémoires reconnues, que dépendra une part importante de cette question qui agite la France et beaucoup d’autres pays du monde.

Mohamed Mbougar Sarr, écrivain.

27 janvier 2022 – L’OBS

AI WEIWEI

(…) Vous vivez en exil. Vous considérez-vous comme un opposant ? Un dissident ? Ni un opposant ni un dissident. Les Occidentaux me décrivent comme ça parce qu’ils cherchent ce genre de figure. J’ai le profil parfait : je suis lié familialement à l’histoire de la révolution, j’ai été arrêté, emprisonné, j’ai vécu à l’étranger, je connais l’histoire et la culture occidentales. Mais les Occidentaux comprennent mal la Chine. Comment voyez-vous la Chine d’aujourd’hui ? Elle va mieux que celle de mon enfance. Et je comprends pourquoi il est important que le pays tienne à sa survie face aux autres grandes puissances. Le problème, c’est que l’État chinois n’a aucun respect pour la dignité et la condition humaines. Il voit les humains comme des numéros, et non comme des citoyens qui ont des droits. Quelque part, en Europe aussi vous commencez à voir que la démocratie n’est jamais garantie. Qu’elle est un objet fragile, qui doit sans cesse être réparé. Donc pour répondre à votre question, je me vois bien plus qu’un opposant : je suis un individu. J’ai appris, au fil des ans, à parler mon propre langage. C’est ce qui est important pour moi. (…) On vous voit presque plus comme un activiste que comme un artiste. Pensez-vous que la politique occulte votre travail ? Mon œuvre est comme toutes les œuvres qui comptent : elle montre ce que l’art devrait être. Or l’art devrait être politique. Picasso était un artiste politique. Cette idée selon laquelle je ne serais pas un artiste a surtout cours en France, or la culture française actuelle et profondément corrompue. Que voulez-vous dire ? Les Français voudraient que l’art évite les sujets qui fâchent. Pour eux, l’art, ce sont de jolies images. Ils ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre, que l’art est lié à l’esthétique, donc à la morale, donc à la politique. Le problème existe ailleurs, mais il est particulièrement aigu en France.

Ai Weiwei, artiste plasticien, propos recueillis par David Caviglioli.

27 janvier au 2 février 2022 – Marianne

(…) Chaque année, plus de 40 000 livres sont publiés en France, tous domaines confondus – littérature, essais, biographies, jeunesse, BD, ouvrages pratiques… Rien que du côté des romans, entre 520 et 650 nouveaux titres paraissent à chaque « rentrée » de septembre ; puis entre 400 et 500 en janvier et février. Parmi ceux-là, entre 20 et 30 livres seulement se vendront à plus de 20 000 exemplaires… On comprend l’importance du graphisme ! Fini le temps des couvertures minimalistes et chics, esprit less is more. Place à la couleur, aux titres en lettres dorées ou en relief, aux bandeaux avec message choc comme celui de Marin de Viry signé… par Michel Houellebecq, un argument de vente imparable. Même la prestigieuse collection « Blanche » de Gallimard marque ses couvertures blanc cassé d’une bande publicitaire au message accrocheur. Devenus des objets du désir, ces livres rivalisant d’esthétisme trouvent leur consécration quand les libraires décident de les poser à plat, sur ces fameuses tables qui nous font de l’œil lors de nos déambulations nonchalantes. Selon Pamela Ramos, spécialiste de la communication numérique et conseillère d’une librairie indépendante, un livre présenté à plat a cinq à six fois plus de chances d’être vendu. (…) Les sujets en vogue sur les tables en 2022 ? Après le succès de la thématique « développement personnel » (du yoga à l’alimentation), l’écologie, le féminisme sous toutes ses coutures (grosse tendance éditoriale depuis deux ans), mais aussi les livres de conseil pour tout faire soi-même (« do it yourself » pour les cosmétiques, les produits d’entretien, les travaux, la couture) s’affichent fièrement sur ces tables qui, dans le même tempo, suivent et renseignent sur l’air du temps. Peut-on aller jusqu’à parler d’une forme d’éditorialisation de l’espace marchand ? Plus prosaïquement, Paméla Ramos insiste sur l’idée que « tout se quantifie dans une librairie. Par exemple, on sait que 1 m de livres de philosophie allemande sur les étagères représente, disons, 50 € par an, tandis que 1 m de Guillaume Musso représente 500 €. Il existe un vrai dilemme pour le libraire : s’il s’écoute, il s’épuise à faire acheter au client des livres exigeants, à rebours de la mode actuelle. Ces livres se vendent peu ou pas, et il faut les stocker. Or une librairie bien gérée, pour le comptable, c’est celle qui dispose de peu de réserve ». De moins en moins lieux de mémoire, les librairies se transforment en usine à désir, avec ces étalages à l’horizontale qui jouent des mêmes registres que les écrans d’ordinateur ou de téléphone qui nous clignotent devant les yeux toute la journée : on les regarde en balayant l’espace, sans perdre de temps ; on « scanne » les couvertures, les titres ; on attend que le désir monte en nous… plutôt celui-ci, plutôt celui-là ? (…) « Dans une librairie comme Mollat, à Bordeaux, les livres exposés sur les tables changent tous les trois jours. C’est une logique qu’on voit au cinéma : les films sortent et dégager de l’affiche au bout d’une semaine si le démarrage n’est pas satisfaisant » selon Paméla Ramos. Selon elle, c’est le métier lui-même qui change. « Il faut savoir que les libraires qui arrivent sur le marché sont issus de formations absolument commerciales dans lesquelles il est question d’agencement, d’achalandage, de communication web, de charte graphique, de comptabilité… Nullement de littérature ! Le libraire d’antan qui passait sa vie à lire en négligeant l’allure de son magasin poussiéreux et bordélique, c’est terminé. » Un rapide tour sur Internet le confirme : on peut notamment y trouver une formation « Manager d’unité marchande spécialisation librairie »…

Marion Messina, journaliste

27 janvier 2022 – Le Point

Mais qu’est-ce que la cuisine française ? « La définition n’en est pas simple, admet Patrick Rambourg, auteur d’une Histoire de la cuisine et de la gastronomie françaises (Perrin), car elle est à la fois universaliste – les grands chefs l’ont toujours vue comme telle – et gardienne d’une identité française. »Laquelle ? « Si elle n’est plus hégémonique comme jusqu’à la fin du XXe siècle, c’est un modèle que l’étranger s’est approprié, un modèle de technicité, de techniques mises au point et transmises depuis des siècles par des professionnels. C’est une cuisine de chefs cuisiniers et moins de cuisinier(ère)s de maison. » Dans son introduction au hors-série du Point sur la gastronomie, Pascal Ory, auteur du Discours gastronomique français (Gallimard), rappelle que le « repas gastronomique des Français » a été inscrit en 2010 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce fut le premier. D’autres nations ont suivi, pour certains plats. Mais la France est le seul pays qui ait eu droit à une reconnaissance aussi large. « Ce repas implique un rituel de plats, un respect des accords mets-vins, une façon de servir, de faire vivre les traditions régionales, une manière aussi d’en parler », précise Jean-Robert Pitte, auteur de l’Atlas gastronomique de la France, qui fut l’un des promoteurs de cette inscription, après la création en 2001 de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation à Tours. (…) Tandis que la nation républicaine s’emploie à assimiler les cultures régionales, la gastronomie française accomplit un chemin plus subtil en célébrant les cuisines du terroir. « Au début du XIXe siècle, précise Rambourg, paraît le premier livre de cuisine régionale ; il est alsacien. Suivent, vers 1830, deux ouvrages provençaux. Chaque région qui veut montrer son identité a bientôt son guide. » La modernisation, l’urbanisation suscitent la crainte que ne se perde cette mémoire locale. Les éditeurs ou gastronomes parisiens prennent le relais, notamment Curnonsky, élu prince des gastronomes, qui publie en 1933 un Répertoire complet des spécialités gourmandes des trente-deux provinces françaises. Peu auparavant, ce patriote a créé plusieurs académies – de la physiologie du goût, des gastronomes… – sur le modèle de l’Académie française. C’est dire si la chose est sérieuse et culturelle. En 1926, le Guide Michelin, bible du Français curieux et voyageur, se lance dans la critique gastronomique en étoilant les chefs. En 1928, Escoffier devient le premier cuisinier décoré de la Légion d’honneur… (…) Opposer le couscous à la viande est une énième illustration de la polarisation des esprits, plus sûrement cultivée que la sensibilité des papilles. « La mondialisation est à la mode. Il y a un wokisme même en cuisine », déplore Jean-Robert Pitte, qui dénonce les talibans verts, antiviande, ayatollahs du local. Le politique l’emporte sur le plaisir, un art de la table hexagonal qui s’est popularisé, démocratisé tout au cours du siècle dernier. Fâcheuse pente qui nous incite à rappeler cette maxime avancée par Brillat-Savarin dans la préface de sa Physiologie du goût : « La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent. » C’est dire l’importance de la chose.

François-Guillaume Lorrain, journaliste.

Février 2022 – Transfuge

(…) Tout son travail de spatialisation trouve son origine dans ces manifestations en Grèce, il parlait du bruit qui l’entourait, les cris, les balles traçantes, c’est là qu’il a découvert le son de sa musique et l’idée de spatialisation. Plus tard, ce fut dans la nature, les sons de la mer, des tempêtes, des orages, c’était là sa nourriture spirituelle. C’est Persephassa, qui nous place au milieu des percussionnistes, ou les Polytopes où l’on est pris dans la lumière, comme dans le cosmos. (…) Comment de cette architecture musicale, fondée sur les mathématiques, faire naître l’émotion ? Pour lui, les mathématiques offraient un bonheur absolu puisqu’ils lui permettaient des constructions musicales inédites. Il n’a jamais compris que l’on trouve les mathématiques ennuyeuses. Parfois, des mathématiciens ont observé ses partitions, et ont dit, oh mais là il a triché ! Mais l’exactitude n’était pas le sujet. Pour lui, le résultat final, c’était l’émotion. (…) Les Polytopes qui permettaient aux hippies de s’allonger en extase, collaient complètement avec l’époque. Il est devenu un symbole révolutionnaire pour les soixante-huitards, il y avait un slogan à la Sorbonne qui disait, « à bas Gounod, vive Xenakis ! ». Il était de gauche, donc ça ne lui était pas indifférent. Mais je me souviens qu’en 68, j’avais douze ans, et pour le séduire, je rentrais en criant « CRS, SS ! », et il me regardait et me disait, « ma pauvre petite, on voit que tu n’as pas vécu une dictature ». Donc il restait ambivalent face à 68. Quel rapport entretenait-il avec les musiciens, les artistes de son temps ? Il n’allait pas beaucoup au concert, n’aimait pas l’opéra, ni le théâtre. Il recherchait surtout l’abstraction en art. Il écoutait de la musique extra-européenne : japonaise, balinaise, indienne. Il était fasciné par le théâtre nô, qui correspondait selon lui au plus près à ce que devait être le théâtre grec. Sinon, il écoutait tous les dimanches après-midi, la même sonate de Brahms pour violoncelle et piano.

Mâkhi Xenakis, propos recueillis par Oriane Jeancourt Galignani.

30 janvier 2022 – Le JDD

(…) « Avant même d’inviter des écrivains à s’exprimer à la télévision, je me disais que leur amitié pour moi et mon amitié pour eux n’étaient pas à encourager si je voulais être et rester un journaliste littéraire n’ayant d’autre attache que son indépendance. Je ne pouvais pas non plus être un misanthrope scrogneugneu caché derrière ses piles de livres. Ce n’était ni dans mon caractère ni dans l’intérêt de ma rubrique », écrit celui dont l’émission littéraire devient bientôt une référence, un passage obligé pour les gens de plume, parmi lesquels Jean d’Ormesson, « écrivain le plus souvent invité à Apostrophes » devenu un ami quand vient la retraite télévisuelle, ou Marguerite Duras, dont un coup de fil à 2 heures du matin rompt un « début d’idylle ». « Je jugeai qu’avec les écrivains pour lesquels j’avais de l’estime, de l’admiration, je devais me tenir entre la sympathie et l’amitié. » (…) Une discipline qui ne comptera qu’une exception nommée Jorge Semprún. « Un aristocrate espagnol qui écrivait ses livres en français et qui combattait le communisme après en avoir été l’un des principaux dirigeants, voilà qui n’était pas banal. Ne pas lui manifester de la curiosité équivaudrait pour un journaliste à une faute professionnelle. Je ne l’ai pas commise. » (…) « L’amitié est un sentiment muet, même s’il unit deux bavards », déclarait Bernard Pivot dans un éloge funèbre à l’attention de son ami l’éditeur Jean-Claude Lattès. Son livre* est le prolongement de cet éloge, inspiré de la complicité qui unit deux êtres sans raison tangible. « Quoi de plus libre que l’amitié ? ». Elle comprend autant de visages que d’amis déclarés, débutant parfois par un coup de foudre ou par une dispute, évoluant vers l’amour ou en revenant, se nourrissant « d’appels téléphoniques, de textes, de confidences, de rendez-vous, de jolies surprises, d’anniversaires, de petits cadeaux, de sorties au resto ou en boite, de gestes chaleureux, de mots agréables, mais jamais, au grand jamais, « rien d’officiel. Toujours dans une communication un peu anarchique, dans le va-et-vient des envies de se parler ou de se voir. »

*Amis, chers amis, Allary éditions.

Laëtitia Favro, journaliste.

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