LES JOURNALISTES ASSASSINÉS… OU AUXILIAIRES DE POLICE

Ukraine… l’information manipulée

@Babchenko s’apprêtait, le 29 mai, à entrer dans son appartement de Kiev en portant ses courses, quand un agresseur lui a tiré plusieurs balles dans le dos. Kiev, ville où il avait décidé de s’exiler, ne pouvant plus à Moscou dénoncer la désinformation de la machine médiatique du Kremlin et soumis à un harcèlement politique. Il avait 41 ans et avait participé en Russie aux deux guerres en Tchétchénie en tant que soldat avant de devenir un journaliste extrêmement critique vis-à-vis du Kremlin. Son livre La couleur de la guerre avant été édité en France par Gallimard. « Je suis fatigué d’enterrer les miens », écrivait Arkadiy Babchenko en juillet 2016 après l’attentat contre son confrère Pavel Sheremet dans le centre de Kiev. Cette information est en fait une pièce montée de toute part par le pouvoir ukrainien car le journaliste russe Arkadi Babtchenko est réapparu bien vivant mercredi lors d’une conférence de presse dans la capitale ukrainienne. Vasily Gritsak, le chef des services ukrainiens de sécurité (SBU), a déclaré que l’agence avait falsifié la mort d’Arkadi Babtchenko pour arrêter ceux qui tentaient de le tuer : « Grâce à cette opération, nous avons réussi à déjouer une provocation cynique et à documenter les préparatifs de ce crime par les services spéciaux russes. » 

Mexique, le 4ème journaliste réellement assassiné / Marié et père de deux enfants, @HectorGonzalezAntonio, âgé d’une quarantaine d’années, avait disparu depuis plusieurs jours. Il vient d’être retrouvé, battu à mort, torse nu, dans l’État de Tamaulipas bastion du cartel de Zetas, l’un des plus violents du Mexique. Plusieurs journalistes l’avaient d’ailleurs quitté après avoir reçu des menaces. Hector Gonzalez Antonio était très prudent dans ses écrits publiés dans le quotidien Expreso ou lors des interventions sur la chaîne Televisa. Cela n’a pas suffi. Selon Balbina Flores, représentante de Reporters sans Frontières (RSF) au Mexique, cette région « est un trou noir pour la liberté de la presse, et pour cette raison il y a une forte probabilité que ce crime soit lié à son travail journalistique ». Depuis l’année 2000, plus de 100 journalistes ont été tués au Mexique dont au moins 11 en 2017 et 4 depuis le début de l’année 2018. Le pays est considéré comme un des plus dangereux pour exercer cette profession.

Journalistes assassinés pour l’exercice de leur métier par les mafias et des gouvernements complices et journaliste utilisé par les pouvoirs… L’époque est plutôt celle où le journaliste est honni par les dirigeants qui n’acceptent pas la recherche de vérité… mais quand cela convient à leurs plans géostratégiques, ils n’hésitent alors pas à l’utiliser. À l’heure où le métier, même en France, se voit insulté et contesté par des responsables politiques de premier plan, cette vraie fausse “fake news” d’État devrait les inviter à réflexion. Et cela vaut pour nous tous.

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