POUTINE ALLONGE SA LISTE NOIRE DES MÉDIAS

S’il y a une chose que Vladimir Poutine connaît parfaitement, c’est la nuisance des infox. Son pays est un des principaux divulgateur de fake news. Il sait donc combien la déstabilisation espérée par ce type de rumeurs, mensonges et autres balivernes est efficace… ou pas. Mais on ne sait jamais, qui ne tente rien n’a rien.

Rien d’étonnant donc que La Russie puisse être attaquée elle aussi en retour. La réponse est simple et utilise purement et simplement le langage ancien de la guerre froide. Il s’agit de “marquer” les médias soupçonnés d’agir délibérément contre le pouvoir en place ou le candidat à vie en place au Kremlin. Sur les raisons objectives… le flou domine largement.

Hier, deux nouveaux médias en lignes ont été inscrits sur la liste noire : Rosbalt.ru, média populaire possédant des bureaux à Moscou et Saint-Pétersbourg avec 4 millions de visiteurs uniques par mois, et Republic spécialisé dans des analyses de l’actualité qui vit uniquement d’abonnements.

Désormais, ces deux médias, comme des dizaines d’autres (environ 90 noms), doivent faire connaître leur statut “d’agents de l’étranger”. Note obligatoire dans toutes leurs publications : textes, videos et messages sur les réseaux sociaux.

Deux médias indépendants de premier plan n’y figurent pas : la radio Echo de Moscou et le journal Novaïa Gazeta. Le rédacteur en chef de ce dernier, Dimitri Mouratov, a été récompensé la semaine dernière du prix Nobel de la Paix. En compagine de la journaliste philippine Maria Ressa. Néanmoins, pour que les choses soient claires, le président Russe a précisé : le prix n’est pas un “bouclier” protégeant du statut “d’agent de l’étranger”.

Comment doit-on considérer en France Sputnik, Russia Today et consorts, autant de médias russes en langue française financés par le Kremlin ? À les suivre, on remarque aisément que leur ligne éditoriale suit un chemin précis : mettre en avant de nombreux personnages, par des interviews ciblées, qui oeuvrent – à leur petite manière – à la déstabilisation du pouvoir. Comment ? Ne cherchez pas, nous sommes en démocratie et non en démocrature.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Get Adobe Flash player