ZAD, JOURNALISTES ET CINÉASTES

Les @ZADistes de Notre-Dame-des-Landes, du moins les plus radicaux d’entre eux, sont depuis le début de la décision d’expulsion de ceux d’entre eux qui n’ont pas de projets agricoles, violemment contre les journalistes. Ils refusent qu’ils fassent leur travail, c’est-à-dire tournent des images, photographient, fassent des interviews. Aujourd’hui, alors que certains ZADistes regrettent une lutte des classes qui se développe en leur sein – et qui tiennent à ce que cela se sache et, en conséquence, le disent aux journalistes – on voit affichée, petitement mais clairement, ce panneau champêtre au texte sans équivoque : “Pas de photos, ni de journalistes” avec un dessin du futur promis aux contrevenants, la pendaison haut et court et visiblement l’égorgement complémentaire avec un flot rouge de sang qui s’échappe de la gorge du défunt porteur de la carte de presse. Le même jour, dans Le Monde, un groupe de  cinéastes, appellent à “mordre, c’est-à-dire à filmer et à défendre ce territoire qui bat et se bat car défendre la ZAD lorsque l’on fait du cinéma, c’est défendre une idée de l’expérimentation, c’est défendre un lieu réel qui lutte pour construire des imaginaires, d’autres imaginaires, pour dessiller le regard et supprimer l’agonie“. Espérons, quoique l’on pense de ce point de vue, qu’ils ne seront pas assimilés, caméra en main, à de vulgaires journalistes.

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