LA SEMAINE 20 EN 7 ARTICLES

1/ Franc-Tireur – Netflix et la liberté artistique ; 2/ Le Un hebdo – Le pouvoir de la classe vectorialiste ; 3/ Le Point – La fausse aubaine du gaz algérien ; ­ 4/ Le Figaro – Le raisonnement islamo-collabo du burqini ; 5/ L’OBS – Respirer pour créer ; 6/ L’Express – L’idéologie de la mélanine ; 7/ Le JDD – Mélenchon marchand de salades.

18 mai 2022 – Franc-Tireur

(…) Le glas de la censure au nom de « l’offense » aurait-il sonné ? Variety Nous apprend qu’une nouvelle rubrique « Liberté artistique », vient d’être ajoutée au mémo que reçoivent les employés de Netflix. « Nous proposons donc une grande variété d’émission de télévision et de films, dont certains peuvent être provocateurs », explique la plate-forme. « Tout le monde n’aimera pas où ne sera pas d’accord avec ce que nous offrons », mais la ligne est de «  laissez les téléspectateurs décider de ce qui leur convient » plutôt que de «  censurer des artistes ou des voix singulières ». Cette clarification intervient à la suite de la polémique « Dave Chapelle », l’un des plus grands provocateurs du stand-up américain dont le dernier spectacle est diffusé sur Netflix. Surjouant son personnage d’homme noir se débattant avec sa masculinité toxique, il lui arrive d’imaginer des altercations violentes avec des personnages trans… En mode choc culturel, parfois sordide, entre ces deux mondes. Son talent, l’autodérision, l’éloigne du pamphlet viril. Une subtilité difficile à faire entendre. Choqués par certains passages, des employés trans de Netflix ont organisé des protestations et demandent son « annulation ». La plateforme a résisté. (…) Pour la première fois en dix ans, la première des plateformes vient de perdre 200 000 abonnés. Un coup de mou que l’entreprise attribue au partage des mots de passe. Le démiurge Elon Musk y voit plutôt un retour de bâton. C’est surtout sa recette algorithmique qui sclérose sa production. Alors que la plateforme prend très peu de risques, contrairement à un distributeur en salles, elle donne le sentiment de ne plus savoir défricher. (…) Si Disney + continue à imaginer des séries comme ou Dopesick (sur la crise des opioïdes), la concurrence pourrait lui rappeler qu’en plus d’être défendue, la liberté artistique a besoin d’être encouragée.

Caroline Fourest, directrice éditoriale.

18 mai 2022 – Le Un hebdo

(…) Il est probable que Musk pense sincèrement « faire le bien » en prétendant offrir aux peuples du monde un «  espace de liberté d’expression ». Mais, lorsqu’il annonce vouloir «  authentifier les êtres humains » utilisateurs de Twitter, si par «  authentifier » il entend « lever l’anonymat », alors il promet de mettre gravement en danger tous les dissidents, les militants des droits de l’homme, les opposants à certains régimes dictatoriaux pour qui l’anonymat est une condition de survie. Il promet en outre de respecter les lois des pays dans lesquels Twitter est accessible, et nous sommes bien aises, en Europe, qu’il veuille respecter notre nouveau Digital Services Act (notamment les obligations en matière de modération). Mais, s’il respectait une loi imposant la communication des informations permettant d’identifier et de localiser des opposants politiques au Myanmar, ou bien des militants de la cause féministe en Arabie saoudite, en échange, éventuellement, de débouchés industriels ou commerciaux pour les produits signés Elon Musk, nous trouverions cela nettement moins vertueux. (…) La démocratisation formelle de l’accès à la parole publique induit un tsunami d’informations. Le problème n’est pas la rareté de l’information, mais son excès. Dès lors, les réseaux sociaux ne fonctionnent pas tant comme des marchés de l’information que comme des marchés de l’attention. L’enjeu n’est pas de trouver de l’information, mais de trouver une audience, c’est-à-dire du crédit, ou de la notoriété. Peu importe ce que l’on raconte sur les réseaux sociaux, que cela soit vrai ou faux, légitime ou pas, sincère ou non, l’enjeu est tout simplement d’accumuler le plus grand nombre possible de « réactions », de « retweet », de manière à gagner en influence, au point si possible d’occuper un « nœud » dans le maillage du réseau. Les personnes qui occupent ces « nœuds » ne sont certainement pas celles que l’on appelle aujourd’hui les « sachants » (avec toute la charge péjorative accompagnant le terme, qui consacre le discrédit de la parole des scientifiques), mais les puissants : non seulement l’audience dispense de toute épreuve de véridiction, mais ceux qui ont la possibilité de manipuler les algorithmes de manière à distribuer la « viralité », ceux que la chercheuse McKenzie Wark appelle la «  classe vectorialiste », sont véritablement « au-dessus » de tous les autres. Il s’agit d’une nouvelle classe d’individus qui ne sont pas des politiciens, mais plutôt des industriels, qui détiennent la propriété intellectuelle des algorithmes, et qui dès lors peuvent structurer l’architecture des espaces publics ou des espaces publics-privés de circulation de l’information. C’est  que se trouve le pouvoir. Donc ce n’est pas vraiment une question de contenu ni d’«idéologie », si par idéologie on entend l’ambition de « modeler » le monde social pour le rendre conforme à une idée, à une vision du monde. On est plutôt dans un univers sur lequel règne la logistique, l’infrastructure des systèmes, l’architecture des espaces médiatiques. C’est pour cela que je ne parlerai pas d’un projet politique de Musk. En revanche, il pourrait imposer une architecture qui va coder nos usages, et les dynamiques de circulation et de renforcement des « mots d’ordre ». (…) Par ailleurs, il nous faut aussi identifier pourquoi nous nous sommes précipités sur les réseaux sociaux, plutôt que de faire vivre les « places publiques » du monde physique, celles-là mêmes sur lesquelles nos paroles nous engagent physiquement. Où parler c’est contribuer à faire advenir le « commun ».

Antoinette Rouvray, juriste et philosophe, propos recueillis par Julien Bisson.

19 mai 2022 – Le Point

(…) À la vieille malédiction de la rente toxique s’ajoute une autre, plus immédiate : vendre du pétrole ne suffit pas, encore faut-il pouvoir le faire. Illustration : en février 2022, une étrange affaire éclate en Algérie. Les patrons de la compagnie pétrolière nourricière du pays déposent plainte contre un journal francophone algérien, disparu depuis deux mois d’ailleurs. Ils lui reprochent un titre, «  Nous prévoyons d’investir 8 milliards de dollars en 2022 ». Cette déclaration, prêtée au PDG du groupe, est extraite d’un entretien réalisé avec lui. Il y affirme, indirectement, que l’Algérie peut assurer l’approvisionnement de secours pour l’Europe. Le lendemain de la parution, la déclaration est démentie, et on explique qu’il s’agit d’une « interprétation ». Dans le polar permanent de la vie politique algérienne, il faut encore et toujours des clés pour comprendre : ces déclarations, qui annonce que l’Algérie va investir plus, interviennent alors que la guerre russe contre l’Ukraine s’installe et que la dépendance énergétique de l’Europe est redécouverte comme un esclavage inversé dont le Vieux continent cherche à se libérer. C’est un peu le résumé grossier d’une crise que les spécialistes peuvent détailler sans fin. Une aubaine pour le gaz algérien que cette guerre ? Que non ! La malédiction du gaz et du pétrole ne tient pas seulement à l’effet secondaire d’atrophie qu’entraîne l’économie de rente, mais aussi à sa conséquence actuelle : lorsque le monde riche est demandeur, on ne peut pas vendre comme on veut, qu’on vienne d’Arabie où d’Algérie. Ici, dans ce pays, les Russes ont la main. L’Algérie a certes co-inventé le non-alignement durant la guerre froide, mais sa tradition, son armée, ses équipements, ses alliés sont russes. Aujourd’hui, alors que Poutine exerce le chantage énergétique que l’on sait sur l’Europe, il ne s’agit surtout pas pour lui de faire baisser la pression ou d’offrir à l’Europe une solution alternative. L’Algérie sait qu’elle ne peut pas exporter à sa guise, pour des raisons techniques mais également d’alliances. Il le pense d’autant moins qu’elle est en guerre avec le Maroc – par où transite le gazoduc Maghreb-Europe (qui aboutit en Espagne comme le Medgaz) – et avec l’Espagne, qui a changé de camp sur la question sahraouie. Le 24 février, date de la publication de la déclaration devenue mystérieuse, l’Algérie fêtait le 50e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Date importante mais à la symbolique un peu altérée.

Kamel Daoud, chroniqueur.

19 mai 2022 – Le Figaro

(…) Le burqini, mot-valise qui signifie littéralement «  burqa de bain » n’est pas un habit adapté à la natation, mais plutôt à l’obsession de couvrir le corps des femmes chez les intégristes musulmans. Cette décision est aussi une régression des standards d’hygiène et de confort dans les équipements sportifs publics. Toutes les études démontrent que plus de textile dans une piscine induit plus de réaction chimique avec le chlore et donc plus de désagrément pour l’ensemble des baigneurs. Je ne parle même pas des mesures d’hygiène les plus élémentaires : comment s’assurer que ces baigneuses entièrement couvertes ne portent pas une serviette périodique gorgée de sang menstruel ou simplement leurs dessous de la veille sous leur burqini ? Et qu’en est-il de l’obligation de se doucher avant de plonger dans le bassin collectif ? Je ne suis hélas pas surprise par une telle décision, car lorsque le militantisme séparatiste d’une association telle qu’Alliance citoyenne rencontre le clientélisme électoral dont fait preuve le maire EÉLV Éric Piolle, c’est le vivre-ensemble qui recule au profit du communautarisme religieux. Et là où l’islamisme avance, les droits des femmes régressent inexorablement. Le succès accordé par ce maire à l’idéologie islamiste sur le dos des femmes risque d’encourager d’autres initiatives de ce type, et dans tous les domaines. (…) Par ailleurs, la question du port du burqini dans les piscines municipales ne relève pas de la laïcité, mais de la préservation de la qualité et de l’hygiène dans les équipements sportifs et de loisirs publics. D’un point de vue philosophique, elle relève de la question – centrale dans notre civilisation – de l’égalité femme-homme. Le raisonnement qui consiste à faire de la laïcité un instrument de soumission à toutes les revendications religieuses est biaisé et dangereux. Ce n’est pas parce que la polygamie est une pratique matrimoniale courante, voir acceptée dans certaines cultures, qu’elle devrait être autorisée en France au nom de la liberté individuelle. La polygamie est interdite en France, parce que notre société – et donc notre droit – place l’égalité entre les sexes au sommet des valeurs de notre civilisation. À suivre le raisonnement des islamo-collabos, nous devrons bientôt l’autoriser sous prétexte qu’elle est pratiquée entre adultes consentants. (…) Lors de son précédent quinquennat, Emmanuel Macron a posé des actes nécessaires contre l’islamisme qui gangrène la société française depuis des décennies et a fait interdire des officines séparatistes dangereuses. Toutefois, beaucoup reste à faire, et j’espère que ce second quinquennat continuera à lutter efficacement, et surtout démocratiquement, contre ce fascisme qui ne dit pas son nom.

Zineb El Rhazoui, essayiste, propos recueillis par Anne Fulda

19 mai 2022 – L’OBS

(…) Si son attention s’est portée sur Antonina Milioukova, l’épouse de Piotr Ilitch Tchaïkovsky, c’est que celle-ci était fascinée par la célébrité du compositeur, qu’il épousa en 1877 en confiant à son frère : «  C’est une femme dont je ne suis absolument pas amoureux. » confrontée à la révélation de l’homosexualité de son mari et de son horror feminae, elle se contenta de demander à ses interlocuteurs : «  Je vous ressers du thé ? » La cohabitation dura six semaines, mariage absurde qui provoqua une tentative de suicide de Tchaïkovski. Plus tard, il eut le temps de traiter Antonina de « reptile » avant de mourir du choléra en 1893, dans un bain bouillant (seul traitement proposé à l’époque), comme sa mère avant lui. Antonina Milioukova, elle, s’éteignit en 1917 dans un asile, après avoir donné naissance à trois enfants nés de trois pères différents et confiés à des sociétés de bienfaisance. « Ma première rencontre avec elle, c’était dans le film de Ken Russell « Music lovers ». Elle était jouée par Glenda Jackson », se rappelle Serebrennikov. Depuis, il a vu et revu tous les films de Ken Russell, cinéaste baroque et homosexuel, qui a perfectionné l’hystérie, après avoir été danseur de ballet, photographe et tuteur de sa mère folle. C’était un révolté, comme lui, dont on connaît l’intransigeance. « Il ne lâche jamais rien », martèle Joël Chapron, son traducteur et ami. Serebrennikov n’est pas et ne sera jamais un conformiste. (…) La guerre actuelle, aux marches de l’Empire russe, « n’est pas un conflit entre les peuples ni entre les nations, mais entre les États. Nous sommes justes des gens, en Ukraine comme en Russie. Personne n’a envie de faire la guerre. Poutine est un homme du XXsiècle, qui n’est pas en phase avec le XXIe siècle. Il s’est trompé de film ». Toujours est-il qu’en Russie Serebrennikov a été traqué, traîné en justice, condamné, libéré, interdit de travail, accusé de détournement de fonds, assigné à résidence, par un système articulé par des « idiots ». Finalement blanchi, le cinéaste s’est installé à Berlin, où «  rien ne lui interdit de travailler » dit Charles Evrard Tchekhoff, son coproducteur français. L’urgence est donc de profiter de cette liberté nouvelle, car le souvenir de l’époque où le rideau de fer s’est désintégré est encore bien présent. Serebrennikov avait 21 ans lors de la dissolution de l’URSS : « Ce pouvoir soviétique corrompu, pourri, où on manquait de tout, n’existait plus. Tout d’un coup, les frontières sont tombées. On pouvait voyager. C’était comme une cascade de liberté. Je suis parti à Amsterdam, à Londres… » 1992 : étudiant en sciences physiques, il voit « Andreï Roublev », le film sublime de Tarkovsky. Percuté par la beauté de l’œuvre, il revoit ce long-métrage (plus de trois heures) huit fois de suite. C’est décidé : il sera cinéaste. (…) Serebrennikov est-il prêt à revenir en Russie ? « Il n’y a pas de liberté de création, là-bas. Un artiste peut surmonter les pressions, les conflits. Mais pas le manque d’air. Pour créer, il faut respirer. »

Kirill Serebrennikov, cinéaste russe. 

19 mai 2022 – L’Express

(…) Le Ku Klux Klan l’a rêvé, l’antiracisme l’a accompli ! Il faut lire, pour s’en convaincre, le texte qui a publié Claudio Calfuquir, militant de La France insoumise qui a été retoqué à l’investiture de la Nupes à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). S’excusant piteusement, craignons déjà les foudres du Politburo, il révèle néanmoins la raison de sa non-investiture : il est un homme blanc. Après s’être justifié en étalant ses origines «  peaux-rouges », et assuré avoir grandi dans les cités HLM de Seine-Saint-Denis, il se lance : «  Si on accepte une sélection en fonction de la couleur de peau, demain on analysera la tenue vestimentaire de chacun, le poids, la taille, son physique… » Ce n’est même plus la « grande terreur » stalinienne, c’est mieux, plus insidieux, plus efficace : c’est la discrimination par la « blanchitude ». Je suis blanc, je suis coupable. Passez votre chemin, peaux pâles, la justice n’est plus pour vous ! (…) Je vais vous faire un aveu, chers lecteurs : Taha Bouhafs possède une carte de presse. La France, cet odieux pays colonisateur et raciste, a accordée un statut prestigieux un Arabe de banlieue qui commence toutes ses journées par cracher sur l’Hexagone. La France me l’a refusée à moi, la carte de presse. Je ne fais pas du journalisme, je gesticule avec mes gènes pas assez racisés. Je sais bien, chers lecteurs, que je me répète, je radote, je m’inquiète, je regarde autour de moi et je ne vois que des gens bien ou des salauds, des loyaux ou des traîtres, des solides ou des pas fiables, rien n’y fait, je ne m’y fais pas : la couleur, la religion, le sexe ne sont pas des signes extérieurs de bien ou de mal. J’ai beau essayer, je suis aveugle à la mélanine, je ne vois que des esprits qui pensent, des idées qui puent, des cœurs qui saignent, des jambes qui courent, mais le lien avec la couleur de peau, la religion du père, la cuisine de la mère, la maison du grand-père m’échappe totalement.

Abnousse Shalmani, chroniqueuse.

22 mai 2022 – Le JDD

Jean-Luc Mélenchon Premier ministre, c’est possible ? Je n’aime pas vendre des salades à mes concitoyens, même si j’en ai vendu pour financer mes études. Je ne veux pas accréditer cette fable qui voudrait qu’on élise un Premier ministre ! Il ne faut pas laisser croire ça au français. Pour que le prochain Premier ministre soit de gauche, il aurait fallu un programme solide et sérieux. Ce n’est pas le cas. Mais contre la retraite à 65 ans, contre le démantèlement de l’hôpital public, contre l’exploitation des bénéficiaires du RSA, il faut élire le plus possible de députés de gauche. Une opposition forte et qui propose. Et puis… Jean-Luc Mélenchon dit : «  Élisez-moi Premier ministre », mais il ne se présente même pas. Où est la cohérence ? (…) Les candidats de la Nupes n’ont pas le droit de me contacter. La France insoumise le leur interdit. Pour certains Insoumis, je suis la femme à abattre. Mais je soutiendrai les candidats socialistes qui me donnent clairement leur position sur la question des territoires, des entreprises, de l’État de droit, de l’Europe, de l’OTAN et de l’Ukraine. J’ai une colonne vertébrale politique, je ne suis pas une girouette. Vous lancerez des états généraux à la fin de l’été. Pour quoi faire ? Les Français veulent des élus exemplaires, dignes de confiance, qui apportent des solutions. C’est ainsi que j’ai fait reculer le Rassemblement national de 10 points en proposant dans ma Région la rentrée scolaire la moins chère de France, le train est gratuit pour les moins de 26 ans. Nous devons refonder la promesse républicaine par un projet de société juste et durable. Ces états généraux de la gauche, à la rentrée, je les veux ouverts à tous : citoyens, militants, intellectuels, associatifs, syndicalistes… Ce ne seront pas seulement deux ou trois rencontres, des ateliers seront répartis sur toute la France. Nous lancerons une plateforme numérique et une « assemblée de jeunes ». Nous avons besoin d’une énergie positive, pas de violence et d’affrontement. Je ne veux pas d’un rendez-vous d’apparatchiks ou de sachants, mais partir des attentes des gens et libérer leur parole.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, propos recueillis par Anne-Charlotte Dusseaulx et Arthur Nazaret.

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